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    Mesurer la motivation des salariés : le défi des agences IT

    [fa icon="calendar"] 18/06/13 21:23 / par Hélène Allouard

    motivationRecommanderiez-vous votre entreprise à un ami ? Derrière cette question somme toute anodine se cache l’un des plus gros chantiers d’un DRH : la mesure de la motivation au travail et de la confiance des salariés de son entreprise. Quelques conseils pratiques quand on n’a pas forcément le temps ni l’argent de se lancer dans la mise en place d’audit ou de baromètre social…

    Les études sont formelles : la satisfaction entraîne l’engagement et l’engagement est un levier de productivité qui lui-même contribue à la performance de l’entreprise et donc à sa capacité à surpasser les attentes de ses collaborateurs d’un point de vue social. Dans des sociétés où la culture d’entreprise est très forte, un employé sera heureux de travailler pour des projets qui lui tiennent à cœur. De même qu’une personne dont la motivation est intrinsèque sera beaucoup plus performante et créative. Reconnue pour son engagement et ses compétences, elle devient alors un actif clé disposé à coopter ses semblables.

    En France, l’évocation du bien-être au travail associé à la performance économique vient tout juste d’entrer les mœurs des petites et moyennes entreprises là où jusqu’à présent il ne représentait qu’un coût. Mais même si aujourd’hui, les bénéfices de cette méthode inspirée des grosses start-up américaines n’est plus à démontrer, il reste difficile de prendre le pouls de son entreprise. Et plus particulièrement quand on est une PME qui n’a pas forcément les moyens de se lancer dans d’interminables audits ou qui travaille avec des consultants à distance comme c’est souvent le cas dans le secteur IT. Il est alors nécessaire de rivaliser d’ingéniosité et d’ouverture d’esprit pour une politique RH gagnant-gagnant !

    Miser sur le numérique comme outil de mesure de la motivation des salariés

    Chat, wiki, réseaux sociaux d’entreprise, … le numérique joue un rôle de premier plan quand il s’agit de sonder la motivation des collaborateurs, qui plus est dans une entreprise IT où ces modes de communication sont largement exploités et maitrisés dans la vie personnelle. Ces outils d’échanges collaboratifs se révèlent être de très bons indicateurs du climat social de l’entreprise. Décloisonnés des outils professionnels, les collaborateurs s’y sentent libres d’y retranscrire leur émotions, leurs humeurs, attentes, ambitions…

    Autre procédé informel, celui de la « gamification ». Cette méthode d’adhésion ludique et décalée peut servir à mesurer le moral des collaborateurs – comme c’est le cas chez Ysance avec la mise en place d’une météo d’humeur qui permet à chaque salarié de donner son ressenti du jour (joyeux, stressé, fatigué…) – voire même à modifier leurs comportements vis-à-vis de tâches habituellement considérées comme des contraintes. Par exemple, en mettant en place un système de « miles » récompensant les consultants qui effectuent le plus de kilomètres dans l’année pour se rendre en mission chez les clients.

    Ces procédés numériques ont l’avantage non seulement de mesurer à distance la motivation des consultants extérieurs mais aussi de créer des liens de proximité et d’appartenance à l’entreprise. A condition toutefois d’être réceptifs aux griefs formulés et de mettre en place un feed-back proposant de réelles pistes d’amélioration.

    Instaurer un climat propice aux échanges informels

    Car le numérique est un bon avertisseur mais ne suffit pas. Des entretiens réguliers et informels sont nécessaires si on veut obtenir de ses collaborateurs une implication optimale et une acceptation du rythme de travail imposé dans le secteur IT, ponctué de fortes montées en charge. N’attendez pas une demande de rendez-vous pour agir. Etablissez une politique de dialogue ouvert et transparent en multipliant les entretiens informels (petit-déjeuner, sorties, soirées, …). Mobilisez les managers à identifier les premiers signes de démotivation d’un collaborateur de son équipe et incitez-les à les impliquer davantage dans les projets. Car la motivation vient bien souvent de la confiance accordée aux salariés. Une prise de responsabilité aide les collaborateurs à s’investir et par conséquence garantit une créativité renouvelée.

    Développer une participation collaborative

    Solliciter les collaborateurs sur des projets transverses s’avère tout aussi efficace. Car un management RH basé sur un mode participatif et collaboratif favorise la construction d’une culture d’entreprise et le sentiment d’appartenance. Il faut se montrer ouvert et à l’écoute de toutes les propositions et s’investir dans la mise en place de projets fédérateurs. La valeur ajoutée en sera double puisqu’au-delà de la motivation du(es) collaborateur(s) impliqué(s), de nouvelles solutions et modes opératoires efficaces verront le jour contribuant à l’amélioration du climat social dans l’entreprise.

    Bien qu’elle ne soit pas une science exacte, la mesure de la motivation des salariés n’est pas à prendre à légère. Qui plus est dans le secteur IT où les profils talentueux sont la cible incessante des chasseurs de tête. L’optimisation et la modernisation du management, dans un climat social décomplexé, peut faire là toute la différence.

    Par Soria Boucebaine, Responsable RH Ysance

    Thèmes : Actu Ysance, RH

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